Guide OTIF de la chaîne d’approvisionnement pour les transporteurs : améliorer les livraisons
Maîtrisez l’OTIF de la chaîne d’approvisionnement pour les transporteurs. Apprenez à le calculer, à identifier les échecs transport et à mettre en place des stratégies d’amélioration pour une livraison optimale.
Un chauffeur arrive à l’heure sur site. Puis le problème commence.
Le client dit qu’une palette manque. Le bon de livraison comporte une mauvaise référence. Le chauffeur attend dans une file, le téléphone coincé entre l’épaule et l’oreille, pendant que le planificateur vérifie des SMS, des e-mails et un tableur déjà obsolète avant même le petit déjeuner. En fin de matinée, le véhicule a raté le créneau suivant, le client est mécontent, et la finance ne peut toujours pas facturer parce que personne n’est sûr de ce qui a été accepté.
C’est courant dans beaucoup d’opérations de fret routier. Cela ne devrait pas l’être.
Pour les transporteurs, l’OTIF de la chaîne d’approvisionnement n’est pas du jargon de comité de direction. C’est la différence entre une course propre et une course qui se transforme en relances, reprises, litiges et encaissement retardé. Une livraison peut être « presque correcte » et créer le même désordre opérationnel qu’un échec total. Une caisse manquante, un document non signé, un code de refus flou. Cela suffit.
Beaucoup d’équipes essaient de résoudre cela avec plus d’urgence. Plus d’appels. Plus de WhatsApp. Plus de contrôles en fin de journée. Cela fonctionne rarement longtemps. La vraie solution commence par une exécution plus rigoureuse, des enregistrements plus propres et une définition partagée de ce qu’implique une livraison réussie. Si votre processus de planification repose encore sur des bribes d’informations dispersées entre plusieurs personnes et systèmes, il vaut la peine de revenir aux bases de la planification transport dans les opérations quotidiennes de transport routier.
Table des matières
Introduction Les coûts cachés d’une livraison presque correcte
Une livraison « presque correcte » semble généralement gérable sur le moment. Le camion est arrivé. La majeure partie du chargement est là. Le client a reçu quelque chose. Depuis le bureau, cela peut sembler suffisamment proche du succès.
Sur le terrain, ce n’est pas le cas. Si le numéro de scellé ne correspond pas, si le destinataire ne signe qu’une partie du chargement, ou si le chauffeur repart sans POD exploitable, la course continue à coûter de l’argent une fois les roues arrêtées. La planification doit y revenir. Le service client doit l’expliquer. La finance doit bloquer la facture ou contester les retenues.
Où le vrai coût apparaît
Les transporteurs ressentent la pression dans des zones qui n’apparaissent pas toujours sur un tableau de KPI transport :
- Temps véhicule perdu : un chauffeur bloqué sur site ne va pas vers la course suivante.
- Temps de planification gaspillé : l’équipe commence à chercher des faits au lieu de gérer les exceptions.
- Reprise administrative créée : quelqu’un doit reconstruire le dossier de la course à partir de bribes.
- Encaissement retardé : si l’enregistrement de livraison n’est pas clair, la facturation ralentit.
Règle pratique : si une course ne peut pas être prouvée proprement, elle ne restera pas clôturée proprement.
Les opérateurs conteneurs connaissent bien ce problème. Un conteneur peut bouger physiquement sans que la paperasserie suive. Le mouvement a eu lieu, mais l’enregistrement est faible. C’est là que les litiges commencent.
Pourquoi l’OTIF compte côté transport
L’OTIF donne aux opérateurs un test plus strict que « le camion est-il arrivé ». Il oblige l’entreprise à regarder la livraison du point de vue du client. Était-ce à l’heure, et était-ce complet, accepté et correctement justifié ?
Cette exigence compte parce que les échecs transport ne restent presque jamais cantonnés au transport. Ils se répercutent sur la facturation, la fidélisation client et la rigueur quotidienne de la planification. Un transporteur peut faire rouler une flotte très active tout en sous-performant si trop de courses se terminent avec des zones d’incertitude.
Les entreprises qui améliorent l’OTIF ne commencent généralement pas par travailler plus dur. Elles commencent par supprimer les ambiguïtés tout au long du cycle de vie de la course.
Qu’est-ce que l’OTIF et pourquoi est-il important pour les transporteurs
Un chauffeur peut respecter le créneau de réservation, être déchargé, quitter le site, et malgré cela la course peut échouer à l’OTIF en fin de journée. La raison habituelle n’est pas que la palette n’est jamais arrivée. C’est que la livraison ne peut pas être prouvée proprement. Le POD manque. La quantité notée ne correspond pas à la réservation. Le destinataire a signé, puis a ajouté une mention de manquant que personne n’a vue avant l’étape de litige sur facture.
C’est pourquoi l’OTIF est si important dans le transport routier. Il mesure si une course a été livrée à l’heure et clôturée avec suffisamment de preuves pour que le client l’accepte et que votre bureau puisse la facturer sans contestation.

Pourquoi l’OTIF est plus exigeant que la livraison à l’heure
La livraison à l’heure ne répond qu’à une seule question opérationnelle. Le véhicule est-il arrivé dans la fenêtre convenue ?
L’OTIF ajoute la question commerciale. Le client a-t-il reçu et accepté la commande complète, sans écart non résolu ?
La différence est importante côté transport, car une course peut sembler réussie dans le planning trafic et échouer malgré tout au moment de la remise. Une arrivée dans le créneau ne vous protège pas d’une palette refusée, d’une mauvaise référence sur le document ou d’une signature manquante. Dans chaque cas, le déplacement du camion est terminé, mais le résultat de service reste contesté.
Pourquoi les transporteurs doivent prêter attention à l’OTIF
Les clients évaluent le service au niveau de la commande, pas au niveau des efforts que l’équipe transport a dû fournir pour rattraper la situation. Si la fenêtre de livraison a été manquée, si le chargement était incomplet ou si la preuve est trop faible pour soutenir la demande, le transporteur porte l’échec.
Cela crée une pression que les exploitants ressentent immédiatement. Les planificateurs passent du temps à vérifier ce qui s’est passé sur site. Le service client commence à relancer le chauffeur pour obtenir des photos ou des notes. Les équipes administratives bloquent les factures pendant qu’elles reconstituent le dossier de livraison. Un mauvais résultat OTIF n’est pas seulement un problème de service. C’est aussi un problème de marge.
L’autre raison est contractuelle. Beaucoup de comptes retail, conteneurs et industriels attendent déjà un reporting de type OTIF, qu’ils l’appellent OTIF, DIFOT ou conformité de service. Si vos enregistrements sont faibles, vous perdez la maîtrise du récit.
Définir le « complet » pour les opérations transport
Les chargeurs traitent souvent le « complet » comme un sujet stock. Côté transport routier, cela casse souvent parce que l’enregistrement de remise est incomplet ou incohérent.
En pratique, le « complet » dépend généralement de quelques éléments opérationnels corrects en même temps :
- Le bon de livraison correspond au chargement prévu. Des quantités, des codes article ou des références erronés créent un litige évitable.
- L’acceptation du destinataire est claire. Une signature sans nom, sans horodatage ou sans mention de manquant constitue une preuve faible.
- Les exceptions sont saisies au point de livraison. Avaries, refus et déchargements partiels nécessitent des notes et des images pendant que le chauffeur est encore sur site.
- Le bureau peut retrouver le dossier rapidement. Si les POD, notes et photos sont dispersés entre WhatsApp, papier et boîtes mail, la course est plus difficile à défendre.
L’importance pratique de la preuve numérique est claire. L’utilisation de outils de capture numérique du POD et des bons de livraison aide les opérateurs à rattacher signatures, horodatages, images et notes d’exception au dossier réel de la course avant le début du litige.
Pour les opérateurs conteneurs, le même principe s’applique. Le conteneur peut être déposé, enlevé ou retourné à l’heure, mais l’OTIF peut quand même échouer si les détails de scellé, les registres d’échange ou les notes d’acceptation sur site manquent. Le mouvement physique seul ne suffit pas. La course doit tenir sur le papier autant que sur la route.
Comment calculer l’OTIF et obtenir des données fiables
La formule est simple. La difficulté consiste à décider ce qui compte comme preuve fiable.
OTIF = (Livraisons à l’heure et complètes / Livraisons totales) × 100
Seules les livraisons qui remplissent les deux conditions entrent dans le numérateur. Si une course est à l’heure mais incomplète, elle ne compte pas. Si elle est complète mais en retard, elle ne compte pas non plus.
Un exemple chiffré
Un exemple clair tiré du guide de référence OTIF de Kaizen montre le calcul. Si une entreprise a expédié 2 500 livraisons au cours d’un trimestre et que 1 975 ont été livrées à l’heure et complètes, le score OTIF est de 79 %, calculé par (1 975 / 2 500) × 100. La même source indique qu’un score entre 95 % et 98 % est considéré comme excellent.
Cet exemple est utile car il montre à quelle vitesse la performance chute dès que les échecs s’accumulent. Une équipe peut traiter un volume important de travail tout en restant bien en dessous du niveau attendu par les clients.
D’où les données doivent provenir
Dans une exploitation de transport routier typique, vous avez besoin de trois entrées propres :
| Donnée |
Ce qu’elle doit montrer |
Où elle se trouve souvent |
| Heure de livraison planifiée |
Le créneau convenu ou la date demandée |
Plan de transport, réservation client, notes du planificateur |
| Événement de livraison réel |
Horodatage d’arrivée, de déchargement ou de remise terminée |
Application chauffeur, événement télématique, POD numérique |
| Confirmation de livraison complète |
Acceptation signée, mention de manquant, détail de refus, pièces jointes |
POD, bon de livraison, documents de site |
Si l’un de ces éléments est flou, votre chiffre OTIF devient une discussion plutôt qu’un indicateur.
Pourquoi des enregistrements fragmentés ruinent le suivi OTIF
La plupart des litiges OTIF dans le transport ne sont pas causés par des formules complexes. Ils sont causés par des enregistrements fragmentés. L’heure de la course est dans un système. La note de site est sur papier. L’explication du manquant est dans un message texte. La finance reçoit une photo des heures plus tard, ou pas du tout.
Cette configuration rend le calcul de l’OTIF équitable difficile. Elle rend aussi le travail sur les causes racines presque impossible, car l’équipe ne peut pas voir si l’échec vient du timing, de la quantité, du traitement sur site ou d’une preuve manquante.
Une meilleure approche consiste à rattacher la preuve directement au dossier de course au moment de la clôture. Les enregistrements numériques comptent ici parce qu’ils donnent aux planificateurs et au back-office un point de référence unique. Si vous chassez encore du papier après la livraison, un flux numérique pour le proof of delivery et les bons de livraison transport comble une grande partie du fossé de données OTIF.
Un indicateur n’est utile que si l’équipe fait confiance à l’enregistrement qui le sous-tend.
Causes courantes des échecs OTIF dans le fret routier
Un camion arrive à l’heure au point de livraison, le fret est déchargé, le client signe quelque chose sur un carnet abîmé, et tout le monde passe à la course suivante. Deux jours plus tard, le client conteste la quantité, la finance ne peut pas facturer proprement, et la course finit quand même dans la catégorie des échecs OTIF.
C’est normal dans le fret routier. C’est aussi évitable.
Les transporteurs ressentent généralement la douleur OTIF à travers l’exécution transport, pas à travers les exemples théoriques sur le stock en entrepôt. Une course échoue parce que la référence de réservation sur le manifeste ne correspond pas au système du site. Un chauffeur arrive dans un centre de distribution retail avec le bon chargement mais le mauvais code de créneau. Un conteneur est prêt, mais le bon de sortie, le contrôle du scellé ou l’enregistrement de remise est incomplet. Le véhicule a bougé. La preuve n’a pas tenu.
Les échecs de ponctualité commencent bien avant une arrivée en retard
Une livraison tardive est facile à repérer, mais la cause racine se situe souvent plus en amont dans la chaîne de la course.
Les déclencheurs fréquents incluent :
- Planification irréaliste : l’itinéraire tient dans un tableur mais ignore les embouteillages d’école, les contraintes d’accès urbain, les temps de pause obligatoires et les temps de déchargement réels.
- Sortie véhicule tardive : les dépassements de chargement, les retards papier et la congestion de cour poussent le départ avant même que la première roue ne tourne.
- Décalage entre réservation et site : le client a donné une date de livraison, mais la fenêtre d’arrivée acceptée était plus étroite et n’a jamais été reprise dans les consignes du planificateur.
- Perturbation portuaire et terminal : le travail conteneurisé est impacté par les files d’attente, les changements de créneau, les retards de mise à disposition et les problèmes de cut-off qui peuvent anéantir le reste du plan de la journée.
- Mauvaise gestion des exceptions pendant la tournée : un chauffeur attend trop longtemps une réponse sur une palette refusée, une collecte manquée ou un problème d’accès, et le reste du planning dérive.
Ce ne sont pas des problèmes abstraits de planification. Ce sont des problèmes quotidiens d’exploitation trafic.
Les échecs sur le « complet » viennent souvent d’une preuve insuffisante, pas d’un produit manquant
C’est la partie que beaucoup d’explications OTIF oublient. Dans le fret routier, le « complet » se perd souvent après que la livraison a physiquement eu lieu.
Les récidivistes sont bien connus :
- POD manquants : la course est terminée, mais il n’existe aucune preuve signée clairement rattachée à l’envoi.
- Paperasse illisible ou incomplète : une signature existe, mais le document ne montre pas suffisamment clairement les quantités, les avaries, les refus ou l’heure de remise pour défendre la course.
- Exceptions de livraison partielle mal enregistrées : une palette est refusée, expédiée en quantité insuffisante ou endommagée, et la raison est saisie sous forme de note vague ou d’appel téléphonique sans pièce jointe.
- Preuves réparties entre plusieurs systèmes : les photos sont dans WhatsApp, le document signé reste dans la cabine et l’explication du planificateur vit dans un journal d’appels.
- Erreurs de référence : mauvais numéro de commande, identifiant de réservation, numéro de conteneur ou détail de scellé transforme un mouvement terminé en mouvement contesté.
C’est pourquoi les équipes transport devraient arrêter de traiter le « complet » comme une métrique réservée à l’entrepôt. Dans le transport routier, la performance sur le complet dépend fortement de la discipline documentaire au point de livraison.
Le chargement peut avoir quitté la remorque et malgré tout échouer à l’OTIF.
Le travail conteneurisé et les tournées multi-drops créent leurs propres pièges OTIF
Le transport général et les opérations conteneurisées échouent de manière différente.
Sur les tournées palettes et retail, une seule ligne contestée peut contaminer tout le POD. Le chauffeur peut livrer correctement 25 lignes, mais une seule mention de manquant sans quantité, photo ou commentaire du destinataire suffit à faire débat sur l’ensemble du déchargement. Les tournées multi-drops aggravent le problème car les erreurs de paperasse s’accumulent au fil de la journée.
Dans le conteneur, la friction est différente. Une course peut se dégrader à cause des références de mise à disposition, des retards au quai ou au terminal, de numéros de box incorrects, de l’absence de confirmation du scellé ou d’une preuve de remise faible à destination. Le trajet transport peut être correct, mais le dossier n’est pas assez propre pour prouver que le mouvement a satisfait l’exigence du client.
C’est aussi pour cela que la finance est entraînée dans l’OTIF bien plus souvent que les équipes opérationnelles ne l’imaginent. Une preuve contestée retarde l’approbation de facture, génère du travail de note de crédit et transforme des problèmes d’exécution transport en problèmes de trésorerie. Pour les équipes qui regardent l’impact global du processus, il existe une perspective utile sur l’optimisation du P2P pour les équipes finance.
La pression OTIF est désormais contractuelle
Les clients retail et industriels ne considèrent plus l’OTIF comme une simple mesure de service souple. Il influence les scorecards, les pénalités, les revues transporteurs et le maintien ou non d’un transporteur sur une ligne.
FourKites indique dans son résumé du programme OTIF de Walmart que les fournisseurs ont été poussés vers un niveau de conformité élevé, avec des conséquences financières en cas d’échec, dans son aperçu de l’évolution OTIF de Walmart. Cette pression ne s’arrête pas chez l’expéditeur. Elle atteint l’opérateur qui contrôle la réservation, le véhicule, le briefing chauffeur et la traçabilité du POD.
L’échec documentaire est un problème d’exploitation
L’étude de Caliber sur les problèmes OTIF en fret routier pointe directement la documentation comme cause fréquente d’échec dans sa discussion sur les goulots d’étranglement OTIF dans le fret routier. Cela correspond à ce que voient les bureaux trafic chaque semaine. Le fret arrive, mais le document est incomplet. Le destinataire a accepté une partie du chargement, mais personne n’a enregistré la raison des unités refusées. La facturation ne peut pas faire correspondre le POD à la course sans vérification manuelle.
Pour les opérateurs, cela change le plan d’amélioration. Un meilleur OTIF ne vient pas du fait de courir après les chauffeurs plus durement une fois qu’ils sont en retard. Il vient du renforcement du dossier de course, de la réservation à la remise, surtout là où le fret routier casse habituellement : consignes sur site, capture des exceptions en temps réel et preuve solide une fois le camion parti.
Stratégies concrètes pour améliorer votre score OTIF
La plupart des plans d’amélioration OTIF échouent parce qu’ils reposent sur la mémoire des personnes sous pression. Cela ne passe pas à l’échelle. Les bureaux trafic occupés ont besoin de contrôles de processus qui réduisent les approximations avant le départ du camion et renforcent la capture des preuves à la clôture de la course.

Standardiser le briefing avant le départ du véhicule
Un nombre surprenant d’échecs OTIF commencent avant le départ. Mauvaises références de réservation, consignes d’accès site peu claires, détails de chargement incomplets et fenêtres de livraison vagues créent tous des risques évitables.
Utilisez une structure de briefing chauffeur fixe qui couvre :
- Données client et site : point de livraison exact, contact, restrictions et référence de réservation.
- Attente de chargement : quantité, manutention spéciale, détails de scellé et éventuels points de contrôle.
- Règles d’exception : ce que le chauffeur doit faire en cas de réclamation de manquant, de refus ou de temps d’attente.
De bons briefings réduisent la dépendance au planificateur pendant la journée. Le chauffeur sait quoi vérifier et quoi consigner.
Piloter la journée depuis un seul tableau opérationnel
Lorsque les courses sont réparties entre plusieurs tableurs, boîtes mail et messages, les planificateurs passent trop de temps à confirmer ce qui se passe. Cela pousse à une gestion réactive.
Un tableau de bord central des courses change le rythme de la journée car toute l’équipe voit ce qui est attribué, en cours, en retard ou en attente de preuve. Cela rend l’amélioration OTIF concrète. Vous pouvez intervenir tant que la course est encore rattrapable, et non après l’arrivée du litige sur facture.
Voici le vrai test. Si un client appelle pour demander si un chargement a été livré complet, votre équipe devrait pouvoir répondre à partir d’un seul dossier de course, et non d’une chaîne de mémoire.
Traiter la capture du POD comme un contrôle opérationnel, pas comme de l’administratif
C’est le levier le plus important côté transport.
La capture numérique du POD devrait inclure signatures, horodatages, notes et pièces jointes directement liés à la course. L’objectif n’est pas seulement de stocker des documents. Il s’agit de combler à la source le manque de preuves sur le « complet ».
Un bon processus POD doit répondre immédiatement à ces questions :
| Question |
Preuve nécessaire |
| Le véhicule est-il arrivé dans la fenêtre acceptée ? |
Horodatage d’arrivée ou de clôture |
| Le chargement complet a-t-il été accepté ? |
Confirmation signée et notes de quantité claires |
| Quelque chose a-t-il été refusé ou manquant ? |
Code d’exception, note du destinataire, photo si pertinent |
| La finance peut-elle facturer sans relancer l’exploitation ? |
POD complet relié au dossier de course |
Ce dernier point compte au-delà de l’OTIF. Si vous voulez moins de litiges et une facturation plus rapide, les opérations transport doivent assurer des remises plus propres vers la finance. La même rigueur qui améliore l’OTIF soutient aussi un travail plus large sur l’optimisation du P2P pour les équipes finance, notamment lorsque le rapprochement documentaire et les délais de validation ralentissent les cycles de paiement.
Une courte présentation du produit aide à montrer à quoi ressemble un flux de travail connecté en pratique.
Réduire la ressaisie partout où c’est possible
La ressaisie manuelle crée des dégâts OTIF silencieux. Quelqu’un saisit les données de l’envoi dans un système, les copie dans un autre, puis envoie séparément un résumé chauffeur. Chaque transfert est une occasion de casser l’enregistrement.
La solution n’est pas spectaculaire. Saisissez les données une fois, validez-les tôt et réutilisez-les tout au long de la planification, de l’exécution, du POD et de la facturation. L’extraction documentaire assistée par IA peut aider si elle est pratique et légère. Ce qui compte, ce n’est pas l’étiquette. Ce qui compte, ce sont moins d’étapes dupliquées et moins d’endroits où le dossier de course peut dériver.
Conseil terrain : si le bureau a besoin de trois versions différentes de la même information de livraison, le processus est déjà en risque.
Construire un tableau de bord de reporting OTIF
Un tableau de bord OTIF utile ne s’arrête pas à un seul pourcentage. Si tout ce que vous voyez est le score final, vous saurez qu’il y a un problème, mais pas où le corriger.
Le meilleur tableau de bord combine les résultats constatés et les indicateurs avancés. Les métriques constatées disent ce qui s’est passé. Les indicateurs avancés montrent d’où risque de venir le prochain échec.

Les résultats clés à suivre
Commencez par les indicateurs de résultat dont la plupart des opérateurs ont besoin chaque semaine :
- OTIF global : votre score de service principal.
- Performance à l’heure : à quelle fréquence les courses respectent le créneau convenu.
- Performance complète : à quelle fréquence la quantité et l’acceptation correspondent à l’engagement de livraison.
- OTIF par client : utile pour repérer les schémas d’échec propres à un client.
- OTIF par ligne de trafic ou type d’opération : le transport général et le travail conteneurisé échouent souvent de manière différente.
Ces vues vous permettent d’identifier où se situe la douleur sans noyer l’équipe dans du bruit de reporting.
Les indicateurs avancés qui annoncent les problèmes
Le tableau de bord le plus intelligent suit aussi la santé du processus. Pour les équipes transport, ceux-ci sont souvent plus actionnables que le score OTIF final.
Envisagez d’ajouter :
- Statut de réception du POD : quelles courses terminées n’ont toujours pas de preuve exploitable.
- Complétude du briefing : les références et instructions clés étaient-elles présentes avant le départ.
- Exceptions ouvertes : courses avec manquants, notes de refus ou questions de livraison non résolues.
- Enregistrements incomplets vieillissants : travail transport terminé qui ne peut toujours pas passer proprement à la facturation.
Un responsable transport qui les examine chaque jour peut souvent empêcher les échecs OTIF de se transformer en litiges clients.
Une structure de tableau de bord pratique
Cette structure simple fonctionne bien pour une revue hebdomadaire :
| Section du tableau de bord |
À afficher |
Pourquoi c’est utile |
| Résumé service |
OTIF, à l’heure, complet |
Donne à la direction la vue d’ensemble |
| Causes d’échec |
Arrivée tardive, manquant, POD absent, quantité contestée |
Oriente le travail d’amélioration |
| Vue opérationnelle |
Courses en attente de POD, courses avec exceptions |
Aide les planificateurs à agir vite |
| Vue responsabilité |
Par client, dépôt, planificateur, chauffeur, ligne |
Montre où du coaching ou un changement de प्रक्रिया est nécessaire |
Si votre reporting actuel ne vous dit que combien de courses ont été livrées, il est trop superficiel pour la gestion OTIF de la chaîne d’approvisionnement. Les équipes ont besoin de visibilité sur la qualité des enregistrements derrière ces livraisons. Pour des idées plus larges sur la structuration du reporting transport, ce guide sur les cas d’usage de l’analyse des données transport est une référence utile.
Un bon tableau de bord ne se contente pas de signaler l’échec. Il donne aux équipes d’exploitation et d’administration une liste courte de courses à sauver aujourd’hui.
Votre checklist OTIF en 7 étapes
Vous n’avez pas besoin d’un vaste projet de transformation pour commencer à améliorer l’OTIF. Vous avez besoin de définitions plus strictes, d’une meilleure capture des preuves et d’une habitude hebdomadaire de revue des bons échecs.

Définissez clairement vos règles
Décidez de ce qui compte comme à l’heure, de ce qui compte comme complet, et de la façon de traiter les refus, les manquants et les livraisons fractionnées.
Centralisez le dossier de la course
Rassemblez les détails de planification, le statut d’exécution et les preuves de livraison dans un seul flux opérationnel.
Numérisez la capture du POD
Assurez-vous que signatures, horodatages, notes et pièces jointes sont liés à la course au point de livraison.
Standardisez la communication chauffeur
Utilisez un format de briefing répétable afin que les détails du site et les règles d’exception ne dépendent pas de la mémoire.
Construisez un rapport OTIF de base
Suivez l’OTIF, le taux à l’heure, le taux complet et vos causes d’échec les plus fréquentes avant de faire des changements.
Identifiez vos principales causes d’échec
Ne traquez pas tous les problèmes en même temps. Corrigez les problèmes récurrents qui génèrent le plus de reprises et de retard de facturation.
Tenez une revue hebdomadaire
Analysez les courses en échec avec l’exploitation et l’administration ensemble. L’amélioration OTIF s’effondre si la planification, la preuve et la facturation travaillent en silos.
Le changement le plus important est culturel. Arrêtez de traiter les preuves de livraison comme de la paperasse qui arrive après le transport. Pour les transporteurs, elles font partie de la livraison elle-même.
Si votre équipe veut améliorer l’OTIF sans ajouter plus de tableurs, plus de relances ou plus de reprise administrative, Logivo est conçu pour cette réalité transport quotidienne. Il relie la planification, les briefings chauffeur, la capture du POD et la facturation dans un seul flux de travail pour les transporteurs et les opérateurs conteneurs, afin que les courses soient plus simples à gérer et plus simples à prouver.